Espace pédagogique FLE (F.M. - Université Stendhal-Grenoble 3)
Séquence d'écriture autour d'une oeuvre intégrale en classe de sixième. Michel Gravrand
Utilisons la presse écrite dans nos cours ( Revue LEAWED Nº 5)
Des séquences pédagogiques interactives. C.d'Atabekian, A.Kauffmann (Epinet nº 37. 15.11.22)
Production écrite: Créer un conte
http://www3.unileon.es/dp/dfm/flenet/imagesgifs/creerconte.html
CONSIGNE: - Vous allez inventer un conte à partir des dix éléments qui suivent.
- Cliquez sur les différents liens ou mots soulignés et écrivez celui que vous avez choisi.
- Rédigez un premier brouillon de votre récit, puis déposez-le dans le blog, en utilisant la fonction "Commentaires"
A partir de:
DOSSIERS PÉDAGOGIQUES Bibliothèque Nationale de France
http://classes.bnf.fr/pages/indexdos.htm
Atelier d'écriture
http://expositions.bnf.fr/contes/pedago/atelier/index.htm
Voir PratiqueBlog EDUFRANÇAIS 2006
http://edufle2006.canalblog.com/archives/2005/11/29/1050784.html
Espace pédagogique FLE (F.M. - Université Stendhal-Grenoble 3)
qui propose aux professeurs et aux apprenants de FLE quatre types de ressources :Des cyberbalades pour découvrir la région de façon ludique
Cyberbalades : objectifs et méthode Ces cyberbalades ont bien sûr comme objectif premier de distraire les cyberpromeneurs qui les parcourront, tout en leur faisant connaître le Dauphiné et pratiquer (modestement) le français.
Mais au travers de leur réalisation, nous avons voulu tester, de manière concrète, une approche possible pour exploiter Internet en classe de FLE. En effet, enseignants et apprenants de langues sont en général bien conscients d'un des apports d’Internet, l'accès à une grande masse de documents authentiques. Mais ils perçoivent également le risque d’un zapping superficiel ou d’une overdose d’information. Je préconise pour ma part d’exploiter Internet à travers tâches et projets, conçus, bien sûr, par les pédagogues (approche détaillée dans un article de la revue en ligne ALSIC).
Mon postulat didactique est qu’Internet comporte des données riches et motivantes mais que l’exploitation de ces données doit être guidée par des activités bien précises, comportant si possible un caractère ludique. Le format retenu est celui de "rallyes" virtuels destinés à faire découvrir différents aspects de la région grenobloise (culturel, sportif, détente). La méthode a consisté à repérer des sites attrayants (présence notamment d’images et de son) et à imaginer, pour l’utilisateur, des parcours et des activités ludiques exploitant les contenus de ces sites : la lecture (ou parfois l'écoute) sont ainsi guidées, finalisées, et on peut espérer une meilleure mémorisation de ce qui aura été parcouru.
Ces "cyberrallyes" sont conçus pour un emploi en autonomie, mais rien n'empêche un enseignant de FLE de les exploiter avec sa classe, en faisant par exemple décrire oralement à ses étudiants la balade effectuée ou en imaginant des simulations tirant parti des éléments découverts (par exemple, une discussion sur la véritable recette du gratin dauphinois...).
Le travail a été effectué par une équipe "à géométrie variable" animée par François Mangenot, maître de conférences à l'université Stendhal-Grenoble 3 : enseignants du CUEF, étudiants de DEA et de maîtrise FLE, stagiaire canadienne. Un de nos objectifs était également de nous former à la création de matériau pour la Toile et d'encourager d'autres collègues à faire de même. Une aide considérable nous a été apportée par le logiciel-auteur "Hot Potatoes", réalisé par des universitaires canadiens (université de Victoria) et mis gratuitement à la disposition des collègues du monde entier : c'est avec ce logiciel qu'ont été réalisées la plupart des activités comme les QCM, les mots-croisés, etc. L'auteur principal de ce logiciel, Martin Holmes, nous a par ailleurs toujours répondu par retour de courrier (électronique) quand nous avons rencontré des problèmes techniques : nous le remercions sincèrement.Cyberbalades dauphinoises.
- une balade détente (à Grenoble)
- une balade culturelle (Isère)Une simulation à faire jouer aux étudiants : "fin de semaine dans le Dauphiné"
Principe de cette activité
Cette activité est conçue comme une simulation à deux, trois ou quatre personnages. La première chose à faire est de constituer une équipe, si possible mixte. Vous pouvez garder vos identités et nationalités réelles ou en imaginer d’autres, fictives.
Situation
Vous êtes un groupe de deux à quatre personnes, vous vous trouvez à Paris, et vous désirez passer une fin de semaine dans la région de Grenoble. Votre objectif est de profiter de la montagne, bien sûr, mais aussi de quelques autres richesses culturelles du Dauphiné.
Production attendue
La production peut être de deux types :
- une présentation théâtrale, devant d’autres étudiants, du déroulement de cette fin de semaine : vous préparerez alors une série de petites scènes correspondant aux différentes étapes, telles qu’elles sont indiquées dans la suite de cette activité. Ces scènes comporteront des discussions sur le choix des activités.
- un récit, oral ou écrit, de votre fin de semaine. Vous pourriez alors agrémenter votre récit de copies d’écran illustrant ce que vous avez fait.
Prise de notes
N'oubliez pas, tout au long des différentes étapes, de prendre des notes et d'imprimer les données intéressantes. Si vous improvisez des dialogues, notez-les ensuite afin de pouvoir les rejouer ; vous pouvez aussi vous enregistrer avec un cassettophone.
Des scénarios pédagogiques d'exploitation du multimédia
Scénarios réalisés par des étudiants de maîtrise FLE de Grenoble (année 1999-2000)
dans le cadre du cours "Technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement / apprentissage du FLEScénarios ou projets réalisés par des étudiants de maîtrise et DEA (année 2000-2001)
| NOMS | Thèmes | Niveau |
| Jacky Renaud | simulation de l'organisation d'un séminaire à l'Abbaye de Royaumont | 3-4 |
| Marie-Noelle Le Cam | exploitation de Tintin au Tibet | 2-3 |
| Martine Loridon | réalisation d'un album photos des Iles Marquises | 1-2 |
| An de Potter | séjour dans la Drôme | 2-3 |
| Florence Gelmo | une fête de Noël à la française | 2-3 |
| Yvan Floret | la Tour Eiffel | 2 |
| Stéphanie Bucci | un pays imaginaire | 2-3 |
| Virginie Spriet-Delmon | simulation globale d'un village en France | 2 |
| Emmanuel Wietzel | projet Jules Verne | 3-4 |
| Estelle Jolivot | exploitation du CD-ROM Le Grand Louvre 2000 | 2-3 |
| Laurence Bodart | prévoir un stage de FLE à Aix-en-Provence | 2-3 |
| Bénédicte Beaufils | généalogie: simulation de la reconstitution d'une histoire familiale | 3-4 |
| Bénédicte Beaufils | voyage d'un extra-terrestre en francophonie: rallye | 2 |
| Christelle Celik | scénario d'exploitation du cédérom Le musée d'Orsay | 3 |
RETOUR SOMMAIRE
Séquence d'écriture autour d'une oeuvre intégrale en classe de sixième : Petits contes nègres pour les enfants des blancs (de Blaise Cendrars)
(Travail débouchant sur la création d'un petit site Web)
Michel Gravrand
http://www.ac-nantes.fr/peda/disc/lettres/ressourc/college/cendrars/cendrar1.htmLe projetLa résurrection des bons vieux dossiers
-Depuis de nombreuses années, j'ai coutume de demander aux enfants de réaliser en groupes des dossiers sur l'œuvre intégrale en cours d’étude; cela favorise le travail en équipe et permet une approche différente, plus concrète et plus ludique : j'ai récolté ainsi de désopilantes bandes dessinées de Scapin confessant sous la menace ses bêtises (scène 3 de l'acte II des Fourberies), un rapport d'inspection plus vrai que nature (Le Problème, in Les contes rouges du chat perché), une recette de cram (Bilbo le Hobbit) ou de pudding carthaginois (L'affaire Caïus) , la ficelle de chanvre qui servit à recoudre la panse du loup des Contes bleus du chat perché, la grosse clef - toute rouillée - de la porte du canal confiée à Joseph dans Le Château de ma mère, une admission à l'hôpital de Vannes - de la main d'un véritable médecin de Sarzeau et datée de 1966, époque où se situe le livre - pour Pépé Jean-Jacques, l'un des héros du Trésor du menhir, etc.
-Ce qui me chagrinait un peu, c'était de voir ces petits chefs-d'oeuvres déposés au CDI se dégrader au fil des temps, trop manipulés, jusqu'à finir leur existence au fond d'un placard…
-Lorsque le multimédia - et le Web en particulier - ont commencé à se répandre, la solution était toute trouvée : pourquoi ne pas proposer une mise en ligne de ces travaux ? Chacun pourrait les regarder à loisir, élèves et parents auraient accès à ces productions en-dehors même du cadre scolaire.
Pourquoi toujours attendre ?
-Pour un professeur de français, faire écrire des pages Web par ses élèves suppose au minimum :
L'enthousiasme des troupes.
-Annoncer à des petits sixièmes qu'ils vont effectuer des recherches sur Internet, que leurs productions - suffisamment élaborées pour justifier la création d'un site Web - pourront être vues sur la Toile avec une vraie adresse www.contes.fr.st, provoque un vent d'euphorie très vivifiant pour le professeur, surtout en début d'année. Même les moins motivés des élèves, ceux qui regardent par la fenêtre passer les trains de marchandises, se prennent d'une passion immodérée pour ce projet. Ces moments sont ineffables…
Déroulement du travail
-Pour éviter l'éparpillement; seuls quatre contes ont été retenus, mais les enfants devaient avoir lu l'intégralité du recueil.
-La séquence de travail comprenait des questionnaires, des explications de texte, d'autres activités qui ne figureraient pas sur le site.
-Afin d'utiliser sans cohue les deux ordinateurs du CDI reliés à Internet, j'ai mis à profit l'heure de demi-classe en formant à chaque fois trois groupes de quatre élèves, chaque groupe recevant des instructions de façon à réaliser une partie du travail à la maison.
Des travaux pour tous les goûts
Les compétences sollicitées étaient très variées :
- Des illustrations:
-Une page web attractive se doit d'être illustrée : les élèves ne se sont pas fait prier pour réaliser de très beaux dessins, en étroite relation avec les textes étudiés.
- Des recherches documentaires :
-Les recherches sur Internet ont abouti à chaque fois à un tri des informations recueillies.
-D'autres recherches, comme celle de la fable de La Fontaine, ont été réalisées grâce aux ouvrages du CDI.
- L'utilisation du traitement de texte :
-Excepté les illustrations, tous les travaux demandés ont été mis au propre dans un traitement de texte et chaque élève a pu se mettre au clavier.
- Des travaux d'écriture, notamment des rédactions de lettres :
-Nous avons contacté les éditions Gallimard pour obtenir l'autorisation de reproduire la couverture des Petits contes nègres. La compagnie Royal de Luxe a eu droit elle aussi à sa lettre, ainsi qu'un photographe. Malheureusement, à part Stéphan Ménoret, le photographe en question, personne n'a répondu à nos demandes, ce qui n'est pas en soi une catastrophe, malgré la déception ressentie.
Une critique constructive :
-Quand suffisamment de pages eurent
été écrites, j'ai soumis l'ensemble (le "prototype
fonctionnel", comme disent les architectes Web) à la critique des
élèves, de façon à ce que "les idées
rebondissent" comme me l'a suggéré l'un d'entre eux. Une
fois n'est pas coutume, le professeur était sur la sellette. Cette
situation cocasse ne manquait pas de piquant.
Les amendements et ajouts ont été
nombreux, ce qui a permis à la classe de se réapproprier
entièrement cette réalisation.
Une durée raisonnable :
-En tout et pour tout, le projet a mobilisé deux fois cinq heures de classe, temps qu'il aurait sans doute fallu multiplier par deux si l'on avait voulu faire réaliser les pages Web par les enfants eux-mêmes. Pour être tout à fait honnête, signalons que les travaux inachevés ont été terminés à la maison par les volontaires.
Conclusion
-Pourquoi faire figurer des travaux d'élèves sur le site académique ? : ils ne constituent en rien un modèle; leur maladresse est flagrante; mais on y lit comme de l'enthousiasme…
-Nous les avons mis en ligne ici pour permettre aux collègues de juger sur place, et les inciter, s'ils sont convaincus de leur intérêt, à multiplier les initiatives du même type.
-A mon sens, on mésestime trop souvent l'importance des activités autour de l'œuvre intégrale : ces petits travaux réclamés aux élèves paraissent anecdotiques aux yeux de certains. Ils recèlent pourtant des trésors d'ingéniosité et d'intelligence des textes.
-C'est aussi, je crois, une excellente manière d'intéresser les moins motivés des enfants. Par le truchement de l'Internet, les énergies se mobilisent : la perspective de publier sur le Web donne des ailes au projet.
-Enfin, le travail en commun favorise
les échanges et désamorce les conflits : il est souvent l'occasion
de rappeler les règles de comportement au sein d'un groupe, et participe
donc aux efforts d'éducation de la citoyenneté dont les collèges
sont tellement demandeurs.
Utilisons
la presse écrite dans nos cours
Si vous suivez l'actualité belge, vous savez comme moi que la presse francophone ne se porte pas au mieux de sa forme (difficultés du « Matin », disparition du « Journal du mardi »).
Au-delà
du débat riche en propositions novatrices, nous devons tous tomber
d'accord sur l'importance fondamentale de l'existence d'une palette de
journaux relatant tous les faits, selon les tendances idéologiques,
et ce dans un cadre démocratique.
Même
s'il est incontestable que son style, sa grammaire et sa rigueur orthographique
ne sont plus à la hauteur d'article à la Zola, la presse
écrite reste néanmoins le reflet quotidien de notre société.
On
peut y trouver les différents types de textes...
...dont nous devons analyser les techniques d'écriture, avec nos élèves.
- textes informatifs à programme narratif,
- textes informatifs à programme descriptif,
- textes informatifs à programme explicatif,
- textes informatifs à programme comparatif,
- textes pour faire plaisir,
- textes injonctifs,
- textes persuasifs,
Je suis dès lors convaincu que les journaux devraient être beaucoup plus fréquemment utilisés comme point de départ d'une séquence ou à un moment déterminé d'une séquence pour un travail d'analyse et de structuration.
Le journal, outil à prix démocratique, effraie malheureusement encore trop d'enseignants dans son utilisation globale ou parcellaire. Pourtant de nombreux outils d'approche existent, proposant une foule de suggestions pédagogiques. Voici quelques références bibliographiques.
Objectif de communication :1. Lecture. Expression oraleTraiter une information sous différentes formes en fonction d'objectifs prédéterminés.
Rédiger un texte argumenté sur un thème de société pour un courrier des lecteurs et/ou un forum de discussion sur Internet.
Á partir de l'affaire « Haider » en Autriche, les élèves ont l'occasion de comparer le traitement de ce sujet par les différents quotidiens de la presse francophone nationale et internationale.
- Après avoir visité l'exposition Anne Frank, une histoire d'aujourd'hui, les élèves ont eu l'occasion d'examiner la presse de l'époque.
- La source Internet a été sollicitée pour voir comment l'actualité était traitée, digérée et présentée. Les élèves ont également profité des forums de discussion pour émettre leur point de vue sur un sujet d'actualité récent.
- Pour être compris de tous au sein de la classe, les élèves ont étudié le vocabulaire spécifique à l'univers journalistique à partir de lexiques présents dans certaines revues, de dictionnaires communs ou spécialisés, de documents analytiques.2. Lecture - Expression orale - Grammaire de texte - Conjugaison
Á partir d'articles de presse sur l'univers des médias et d'interviews de jeunes, les élèves ont eu l'occasion de partager leurs connaissances et leur intérêt pour cet univers.
- Á partir d'un journal d'exercices fourni par l'A.B.E.J., les élèves ont pu :- Les élèves ont eu l'occasion de distinguer et de comprendre les six organisations possibles de l'information dans un article de presse.déterminer les modes de lecture possibles du journal, déterminer les modes de présentation, déterminer les différentes formes d'informations et cerner leur emplacement, repérer les sources d'information du journal, déterminer les fonctions du journal, distinguer les trois types d'informations, comparer le traitement et le suivi de l'information d'un journal à l'autre, distinguer l'objectivité de la subjectivité.
- Ils ont également eu l'occasion d'analyser la grammaire journalistique fréquemment utilisée pour attirer le lecteur.
- Ils ont travaillé les techniques stylistiques d'accroche des titres.
- Les voyages à travers les articles de presse ont permis de rappeler le choix des temps utilisés dans tels ou tels articles pour tels ou tels objectifs.
- Des exercices de reconnaissance et d'application ont été effectués en utilisant des tableaux de référence et des textes synthétisés sur les valeurs des temps3. Expression écrite - Orthographe lexicale et grammaticale - Expression orale
Á partir d'un sujet d'actualité qui les intéresse, les élèves ont été amenés à le traiter de différentes façons en fonction d'objectifs prédéterminés (info rapportée, expliquée, commentée,...).
- Lors de l'écriture progressive des textes, certains points d'orthographe lexicale et grammaticale ont été abordés pour aider immédiatement les élèves.
- Ces informations ont été trouvées dans des guides, référentiels grammaticaux et/ou orthographiques. Chaque élève note la règle, le renseignement qui lui est utile dans sa boîte à outils.
Chaque travail a été présenté au fur et à mesure devant la classe pour être éventuellement corrigé et amélioré.4. Analyse de textes et de vidéos - Écriture - Grammaire textuelle - Activité d'écriture
Les élèves ont l'occasion d'analyser des extraits de débats télévisés pour en dégager les types d'organisation les plus performantes ainsi que de dissocier les points de vue, des arguments et des exemples.
- Dans des conversations écrites, les élèves dégagent et complètent les I.P.P. , les I.A. et les I.E. (
IPP= Idée prise de position - IA = idée argument - IE = idée exemple).
- Les élèves sont amenés à :- Ils ont également travaillé les trois développements thématiques d'une information (thème constant - linéaire - dérivé).repérer dans des textes argumentés les différents connecteurs utilisés dans l'agencement des I.P.P., avec les I.A. et les I.E. (sens des abréviations), établir une banque de connecteurs en fonction du sens qu'ils véhiculent, à partir notamment d'ouvrages de références comme des grammaires, des dictionnaires, ... rétablir la chronologie d'une argumentation en se basant notamment sur le sens des connecteurs utilisés, compléter avec pertinence des textes argumenter de connecteurs logiques.
- Les élèves sont amenés à réinvestir les acquis des leçons précédentes pour allier dans un développement cohérent les I.P.P., les I.A. et les I.E. (sens des abréviations), trouvées lors de la première activité d'écriture de cette séquence.Alain Valembois Piment@caramail.co
Des séquences pédagogiques interactives,
Caroline d'Atabekian, Alexis Kauffmann (Epinet nº 37. 15.11.22)Depuis l'an dernier, nous élaborons et expérimentons au collège République à Bobigny (93) des séquences de cours sur ordinateur. En fait, l'ordinateur
n'est pas le seul outil de travail mais vient s'ajouter au cahier et au stylo.Le professeur conçoit une séquence pédagogique qui sera présentée aux élèves sous forme de pages html. A chaque page correspond une séance de cours et un
objectif. Une page contient trois types d'information, fortement différenciées entre elles dans leur présentation :
- quelques paragraphes de cours
- des exercices interactifs d'entraînement;
- des consignes d'exercices que les élèves doivent réaliser sur une feuille à part (la "fiche élève") et qui sert à l'évaluation.Une séquence s'étale donc, conformément aux instructions officielles, sur deux à trois semaines environ, où tous les cours ont lieu dans une salle informatique.
Le déroulement des cours
Une fois installés, les élèves commencent par sortir leurs cahiers puis reçoivent la "fiche-élève" correspondant à la séance du jour, sur laquelle
ils devront faire les exercices dont les consignes leur seront données sur l'ordinateur au moment opportun. Cette fiche sera rendue au professeur à la
fin de la séance, pour l'évaluation des élèves.Ils ouvrent ensuite le navigateur et se dirigent vers la page d'accueil de la séance du jour (ils retrouvent en fait le sommaire et, en se référant au
cours précédent, repèrent où ils en sont) ; ils prennent alors leur cahier,notent le titre de la séance sur la page de droite (où ils recopieront
d'ailleurs les paragraphes de cours présentés par l'ordinateur), et laissent la page de gauche libre pour y coller la fiche élève lorsqu'elle leur aura
été rendue par le professeur.Le cours interactif commence alors ; dans le navigateur la page de cours est affichée, et les élèves la font défiler, rencontrant les paragraphes de
cours, les exercices interactifs ou les exercices à faire sur la fiche. Les paragraphes de cours doivent être recopiés sur le cahier, les exercices
interactifs doivent bien entendu être faits sur l'ordinateur à titre d'entraînement, et les exercices dont les consignes sont données sur
l'ordinateur doivent être faits par écrit sur la fiche élève. Il n'y a pas d'ordre donné pour ces trois types d'information ; selon les séances,
l'élève rencontrera d'abord un exercice interactif, ou bien d'abord unparagraphe de cours ou encore un exercice à faire sur feuille.De cette façon, chaque élève avance à son rythme dans la séance. Cependant, au début d'une séance tous les élèves sont toujours à la même page ; en
effet, les cours sont prévus pour durer environ quarante-cinq minutes pour un élève moyen. Les plus rapides terminent donc avant les autres, et sont
alors invités à faire des exercices d'approfondissement, qui ne sont en général que des exercices interactifs, mais qui peuvent aussi comporter
quelques paragraphes de cours ou quelques exercices à faire en plus surla fiche. Ces exercices, comme leur nom l'indique, permettent d'approfondir
la notion qu'on s'est proposé de faire acquérir aux élèves lors de la séance. Ainsi, à la fin du cours, les plus lents devraient avoir acquis l'essentiel,
tandis que les plus rapides auront pu approfondir la notion. Ce procédé risque certes d'accroître l'hétérogénéité de la classe, mais il a le mérite
de mettre en place une pédagogie différenciée efficace et facilement gérable.A la séance suivante, on se réserve du temps (variable selon la séance qui précède et les difficultés rencontrées par les élèves) pour corriger la
fiche élève et, par ce biais, les mettre explicitement en rapport avec les paragraphes de cours que les élèves ont copiés. Il n'est bien entendu
pas souhaitable qu'une séance soit interrompue par la sonnerie, mais cela est inévitable, comme dans tout cours, et ne pose pas de problème majeur.Nous avons pris l'habitude de nommer "séances" une progression de trois ou quatre séances effectives de cours (qui sont proches thématiquement), ce
qui risque ici de poser un problème de polysémie ; disons qu'après trois à quatre cours en moyenne, on réserve un cours qui est un bilan de ces cours,
composé exclusivement d'exercices interactifs qui récapitulent les connaissances censées avoir été acquises lors des cours précédents. Ces bilans servent à préparer une évaluation au cours de la séquence. A chaque page du bilan correspond un exercice interactif et une compétence à connaître pour l'évaluation qui aura lieu en classe sur feuille. L'élève inscrit donc sur son cahier le titre de chaque exercice (qui est l'intitulé de la compétence à avoir) et, en face, le score (en pourcentage) qu'il a obtenu.
A la fin du bilan, il possède donc une grille qui lui indique précisément à quel degré il maîtrise telle ou telle compétence. Il doit donc analyser cette grille pour en déduire les révisions particulières qu'il lui faudra faire pour le contrôle.Les avantages
L'aide individualisée
L'enseignant n'est plus le possesseur du savoir, il laisse ce rôlesymbolique à l'ordinateur ; en revanche, il en devient un médiateur indispensable, et se retrouve
par là même beaucoup plus disponible pour aider individuellement tout élève qui en a besoin.La pédagogie différenciée
Ce travail est susceptible d'apporter des éléments de réponse en un même temps à deux questions fondamentales: comment remédier aux
lacunes de nos élèves les plus démunis? Comment tirer vers le haut nos meilleurs élèves? L'élève parcourt les pages de cours selon son
niveau, et peut toujours consulter les anciennes pages lorsqu'il a une lacune, ou bien approfondir grâce aux pages prévues à cet effet.
Ainsi, nul n'est en reste.Le développement de l'autonomie
L'élève doit gérer lui-même son parcours; il peut, à tout moment:
- revenir sur les pages déjà consultées (et ce depuis le début de l'année);
- consulter un dictionnaire spécifique ou être dirigé par l'enseignant vers un autre logiciel plus approprié à la difficulté qu'il rencontre;
- s'auto évaluer grâce aux tests interactifs qui figureront à la fin de chaque séquence.La motivation
Il est évident qu'une telle structure est un facteur de motivation non négligeable. L'expérience a montré que les élèves s'impliquaient avec
plaisir dans ces cours, ce qui réduit considérablement les problèmes d'indiscipline, créant ainsi une ambiance plus propice à la concentration.L'accueil chez les élèves
Nous n'avons jamais rencontré de résistance à proprement parler ; il y a bien entendu un temps de familiarisation des élèves à l'interface, durant
les deux ou trois premiers cours, mais ils deviennent vite autonomes. Le principal écueil pour l'enseignant est d'apporter son aide aux élèves qui
le lui demandent, et d'oublier ceux qui ne comprennent pas et ne demandent rien. Il faut donc surveiller les écrans et les fiches pour voir si l'élève
progresse au cours de la séance.Quel bilan ?
Nous avons commencé au troisième trimestre de l'année dernière. Tout ce qui s'est fait alors était expérimental, et nous a permis d'élaborer un projet
plus clair pour cette année, soutenu par notre chef d'établissement ; Au début, nous travaillions sans fiches-élèves, et nous nous sommes vite rendus
compte que les élèves aimaient surtout les exercices interactifs et ne lisaient parfois ni le cours, ni même les consignes ! (Nous sommes en zone
sensible). Peu à peu nous avons donc réintégré le cahier dans les cours puis, pour que les séances ne deviennent pas un jeu, nous avons introduit la
fiche-élève, qui avait l'avantage d'une part de rendre l'élève plus responsable (puisqu'il sait qu'il va être noté), d'autre part de nous permettre une évaluation à chaque séance. Ainsi, nous pouvons remplir une grille précise des notions acquises ou pas par chaque élève, et de la remédiation à apporter lors de la correction.Nous avons maintenant une classe commune dont tous les cours de français et de mathématiques se font en salle informatique (ce qui ne veut pas dire
qu'on utilise les ordinateurs tous les jours! En fait, notre salle informatique possède l'avantage d'avoir de grandes tables que l'ordinateur n'occupe pas entièrement). La séquence que je propose en téléchargement est celle que j'ai entreprise au début de cette année pour cette classe de sixième, en français. Je l'ai donc testée sur mes élèves, et le résultat me paraît assez satisfaisant dans son fonctionnement. Il reste, bien entendu, à modifier quelque peu la séquence d'un point de vue didactique (surtout si elle est utilisée par des professeurs travaillant dans des établissement "normaux"!, puisque nous avons un des scores de réussite les plus bas parmi
ceux de la Seine Saint-Denis, ce qui n'est pas une mince référence). Mes élèves, en effet, l'ont trouvée facile au début; je pourrais donc passer plus raidement sur les premiers cours et approfondir davantage.Généralement, les élèves obtiennent de bonnes notes sur leurs fiches-élèves; j'ai été plus déçue par les résultats du premier contrôle (après la séance 1);
je ne pense pas que le contrôle ait été trop difficile, je pense plutôt que la séquence est trop facile. Il faut dire que si notre salle informatique a
des avantages, elle a en revanche l'inconvénient de ne posséder que douze postes, de sorte que les élèves travaillent à deux... de sorte que bien
souvent, un élève sur deux travaille. Il est évident que pour des conditions optimales, il faut un élève par poste.La cyberthèque
Les séquences ainsi conçues peuvent être conservées, réutilisées par tous et modifiées au gré de chacun à l'aide du plus simple des éditeurs html. Nous
avons conçu sur ce modèle des séquences de français et de mathématiques, mais aussi des séquences interdisciplinaires français/mathématiques,
considérant que la plus grande difficulté des élèves en mathématiques venaient directement de leurs difficultés en français.Nous avons mis en ligne quelques séances d'une séquence, "COMPRENDRE LES CONSIGNES", niveau 6ème, à titre d'exemple
( http://mapage.noos.fr/framaweb ) ; celles-ci sont proposées en téléchargement avec les fiches élèves. Notre objectif est de créer
une "cyberthèque" avec tous les enseignants intéressés, pour mettre en ligne le maximum de séquences et proposer ainsi ces ressources à
tous les enseignants.Caroline D'ATABEKIAN (professeur de français)
Alexis KAUFFMANN (professeur de mathématiques)
CLG République BOBIGNY (93)
Nous contacter : framaweb@noos.fr
http://mapage.noos.fr/framaweb
Langues & Multimédia. Scénarios du site Langues@Versailles
http://www.ac-versailles.fr/pedagogi/langues/tice/scenar/scenar.htmLes scénarios ne sont pas classés par langues car la plupart des démarches peuvent être adaptés à chaque langue. Certains peuvent paraître datés mais nous espérons qu'ils pourront vous fournir des pistes de réflexions.
Breaking news : america under attack
réagir rapidement à l'actualité grâce à Internet
Autour du spanglish
Travailler avec une encyclopédie sur CD-ROM
les grands noms des pays de langue allemande
Utilisation d'un forum avec des B.T.S. Industries graphiques
Vérifier la compréhension d'un texte par une association image/texte ou vidéo/texte
La chute du mur de Berlin et l’ouverture des frontières de l’ex-RDA
- Voyage dans le métro de Lisbonne (Internet)
- Les Açores (Internet)
- Découverte de Lisbonne (Internet)
- Exemples d'utilisation d'Internet en cours d'espagnol
- Route 66 (cédérom) : pistes de travail
- Exploitation d'une publicité : entrene a su perro (vidéo)
- Pédagogie différenciée en espace-langues : autour d'une même notion grammaticale (les emplois du subjonctif), autour d'un même thème (la télévision).
- Donner envie de lire Harry Potter aux classes de collège , utilisation d'Internet,etc - niveau collège
- Collège au cinéma : "Rebel without a Cause"
- Pourquoi utiliser les sitcoms en classe
- Si vous travaillez avec des films ou des chansons
- Slavery, Racism, Intolerance : utilisation de la vidéo, d'Internet, etc.
- Spanglish : 3ème, travail en espagnol et anglais
Manuel d’espagnol (Díselo, 3°) et cahier d’activités, textes récupérés sur Internet, articles de journaux
- Travailler sur les éléctions américaines
- Travailler sur l'actualité avec les TICE : Bush Inaugural Address
- Wiser English : un exemple d'utilisation de ce cédérom
- Rallye à travers Londres : utilisation d'Internet, collège
- Venetia - préparation d'un voyage réel ou virtuel à Venise.
2ème ou 3ème année d'étude de la langue - utilisation d'internet
- Visite virtuelle de villes allemandes (lycée - utilisation d'Internet)
- Il gesto che tradisce - le geste, expression d'une culture
2ème année d'étude de la langue - utilisation de la vidéo
- Exploitation d’un bulletin radiophonique sur Internet (lycée)
- La internacionalización de la PYME (BTS - utilisation de la vidéo, d'internet, etc)
- Les relations nord/sud : interdisciplinarité pour acquérir une notion, un savoir ; espagnol / histoire - géographie (lycée)
- Ameublement de sa maison (3ème - utilisation d'Internet)
- Actualisation d'un texte devenu obsolète (3ème, lycée - utilisation d'Internet) Steffi Graff
- Novemberkatzen (3ème, 2nde - utilisation de la vidéo)
- Travailler avec la une des magazines (à partir de trois ans d'allemand - utilisation d'Internet) - Franzi
ACTIVITÉS DE COMPRÉHENSION ÉCRITE
(lecture, fiches, questionnaires, autocorrectif, interactif, exercices)
Compréhension et textes à trous (Civilisation française - Marie Ponterio)
http://www.cortland.edu/flteach/civ/index.html
Les écoles: http://www.cortland.edu/flteach/civ/ecoles/ecoles.htmInspecteur Bourrique - Récit interactif culturel
http://babelnet.sbg.ac.at/canalreve/bourrique/intro.htmlExercices de compréhension écrite (Lecture + compréhension + activités)
http://www.zdc-fr.com/htm/projets/ffl/
La pyramide http://www.zdc-fr.com/htm/projets/ffl/pyram/pyram1.htmL'étranger d'Albert Camus. Activités, fiches et ressources pour accompagner la lecture de L'étranger (J. Paulsen)
http://www.richmond.edu/~jpaulsen/camus/letranger.html
Le petit Prince http://www.richmond.edu/%7Ejpaulsen/petitprince/petitprince.htmlExercices de compréhension écrite proposés (C. Vera)
Extrait de "Les Misérables" http://platea.pntic.mec.es/~cvera/hotpot/miserables.htm
Extrait de "Le tour du monde en 80 jours" http://platea.pntic.mec.es/~cvera/hotpot/verne.htmBonjour de France. Compréhension: Textes Audio + Activités
http://www.bonjourdefrance.com/index/indexapp.htm
VOIR aussi: Espaces lecture, écriture et jeux ( Niveau débutant / moyen)
http://www3.unileon.es/dp/dfm/flenet/actividades3.htm#lecturejeux
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